
III. FACE A L'AGRESSION
A. LA NŠGOCIATION
B. LA FUITE
C. LA CONFRONTATION
D. LA SOUMISSION
V. NOTION LEGALE ET CODE PENAL
I.INTRODUCTION
Il n'existe pas de recette miracle pour éviter une
agression. Pratiquant, ou non, on est tous confrontés au même
titre que n'importe qui, à la rue que cela soit pour faire ses courses,
rejoindre des amis ou bien rentrer chez soi de nuit comme de jour. De même,
qu'il n'existe pas de méthode de self-défense infaillible permettant
à coup sûr de faire face à n'importe quel type d'agression.
Mais elles sont nécessaires pour mieux gérer et maîtriser
une situation qui peut s'avérer dangereuse, car elles permettent l'acquisition
de réflexes. L'agilité, la rapidité, la capacité
d'anticipation sont des qualités qui comptent autant que la puissance,
pour un homme ou pour une femme.
A choisir, généralement, un agresseur s'acharnera plus facilement (malheureusement) sur une personne plus faible que lui (sans en faire une généralité), et plus particulièrement sur une femme. Du fait, qu'elle est généralement perçue comme une personne fragile. Face à des situations de violence ou d'agression, la femme, à qui ces préjugés ont été inculqués, se nourrit de sentiments d'infériorité qui l'empêche de se donner les moyens de se protéger et de se défendre.
Hors, une personne sensibilisée aux risques et qui veut se doter de moyens efficaces franchit une barrière mentale et psychologique considérable. Elle gagne en confiance et en maîtrise de soi dans beaucoup de domaines (familial , professionnel ), sans parler nécessairement de techniques de combat.
II.
STRATEGIE ET PRESERVATION
Avant toute confrontation, il existe quelques
règles de conduite qui aboutiront pour la
plupart du temps à anticiper le danger afin d'éviter toutes
mauvaises rencontres. Mieux vaut ne pas se trouver au mauvais endroit au mauvais
moment
La meilleure façon d'éviter le conflit avant qu'il ne se présente à vous, est d'éviter certains lieux à des heures tardives et de dissimuler tout objet de valeur pour ne pas attiser les convoitises d'agresseurs potentiels. Cependant si vous n'avez pas le choix que de passer en un lieu exposé au danger, adopter en ce cas une attitude vigilante en restant sur vos gardes. Votre pas devra être assuré, redressez le dos et la tête, le regard droit (baisser la tête pourra être prise pour un signe de faiblesse, voire de soumission).
Des attitudes simples et avisées sont
souvent préférables à la confrontation : changer de trottoir
pour éviter un individu dont le comportement paraît louche ou
un groupe suspect, contourner une cohue, regarder de temps en temps autour
de soi, derrière soi, ou dans une surface réfléchissante
telle une vitrine
Il est tout aussi utile ne pas raser les murs, de
s'écarter des portes cochères et les piliers, de contourner
largement les angles, d'éviter les zones sombres, de rejoindre un compartiment
de train et de métro occupé
Apprenez à ouvrir votre
champ de vision au maximum.
Ne penser pas que vous êtes invisible, et qu'il ne vous arrivera certainement
rien. Débarrassez-vous d'un faux sentiment de sécurité,
fréquemment rencontré chez les pratiquants débutants
qui après quelques mois d'entraînement se sentent " pousser
des ailes ".
Une grave erreur consiste à sous-estimer l'agression. Chaque attaque
est à prendre très au sérieux, ainsi qu'y répondre
est difficile. Il ne faut pas se laisser piéger par un excès
de confiance en vos moyens.
On peut tout simplement mettre fin à une agression, sans être
un expert martial, rien qu'en résistant ou en criant pour alerter et
faire peur. Mais il existe aussi des situations bien plus dangereuses tel
qu'un agresseur déterminé, (voire drogué ou ivre) prêt
à ne reculer devant rien. Il est donc important de très bien
interpréter et juger la situation avec discernement, et de garder toute
la lucidité nécessaire pour désamorcer la confrontation
malgré le stress, la peur, l'angoisse générés
dans des cas extrêmes
Conservez à portée de main tout objet susceptible de pouvoir
servir à vous défendre en cas d'agression : clés, parapluie,
sac à main, magasine roulé, un stylo
III.
FACE A L'AGRESSION
Face à l'agression, nous pouvons dire
qu'il existe différentes réponses possibles :
s La négociation
s La fuite
s La confrontation
s La soumission
Le choix de la stratégie est en fonction
de la responsabilité de l'individu attaqué et de la situation
que vous devrez affronter. Rien ne sert de chercher l'affrontement si vous
n'êtes pas sûr de vous ou si la situation semble perdue d'avance
(adversaire armé ou en surnombres).
A.
La négociation
Il existe alors de meilleures solutions. La tentative de négociation
permet parfois de désamorcer l'attaque : prenez une attitude calme
et un ton de voix suffisamment ferme, en essayant de dissimuler votre peur.
Vous surprendrez ainsi votre agresseur et sèmerez le doute en lui,
ce qui aura pour effet d'annihiler son agressivité. Lors d'une agression
caractérisée et déterminée, il sera difficile
de négocier. Ainsi ne cherchez pas à rentrer dans de grands
discours mais concentrez-vous, et restez sur vos gardes en ne vous laissant
pas trop approcher de trop près.
B.
La fuite
Elle constitue la meilleure alternative, car elle permet d'éviter d'être
blessé ou bien même tué. Celle-ci n'est valable que dans
la mesure du possible bien entendu : partir dans une direction dégagée
de tout danger, un environnement large permettant d'exécuter une roulade
hors du champ d'action de vos agresseurs. Lors d'une fuite, gardez bien votre
esprit clair et examiner bien là où vous allez avant de vous
engouffrer quelque part.
Ne perdez pas de vue votre/vos agresseur(s), lors de votre course, il(s) peut(vent)
être armé(s). Soyez donc sûr de pouvoir partir sans hésitation.
FUIR N'A RIEN DE DESHONORANT LORSQUE IL S'AGIT DE
SAUVER SA PEAU !!!
C.
La confrontation
La confrontation directe pourra être utilisée en dernier recours,
lorsque toute fuite est rendue impossible. Dans ce dernier cas, il convient
de gardé les idées claires et les sens en alerte : observez
votre environnement à la recherche de tout objet pouvant être
utilisé pour se défendre, ou simplement détourner momentanément
l'attention de l'agresseur (en lui jetant un objet au visage par exemple),
et vous permettre alors de prendre plus facilement l'initiative.
Cherchez à jouer sur l'effet de surprise. Dans ce genre de situations, il faut réagir vite et anticiper sur l'attaque de l'agresseur, avant d'être dans l'incapacité totale de le faire.
Par ailleurs, si vous choisissez d'adopter la stratégie de la confrontation directe, il faut garder à l'esprit que les ripostes doivent être proportionnelles à la gravité de l'attaque. Une bousculade involontaire dans la rue, une parole insultante ne justifient pas de blesser gravement un individu.
En combat, portez toujours votre regard au
niveau du cou et des épaules de l'adversaire ce qui vous permettra
de mieux voir et d'anticiper les coups.
Ne restez pas dans l'axe de votre adversaire de façon à être
sur un de ses angles morts pour le déstabiliser le plus possible. Dés
que vous êtes au corps à corps, continuez et conservez le contact
mais ne reprenez pas une distance de sécurité entre chaque frappe,
ce qui lui donnerait la possibilité de se ressaisir.
Les roulades aux sols sont à éviter, l'adversaire n'est peut-être
pas seul. Sauf dans certains cas d'encerclement où l'on peut rouler
pour pouvoir sortir du cercle mais soyez certain de la réussite et
la surprise
Le jet d'objet, le crachat peuvent être un bon moyen de surprendre l'adversaire,
à condition d'enchaîner aussitôt à l'aide d'une
technique pour le mettre hors d'état de nuire. Ne partez pas après
avoir tenté une action surprise ou après avoir porté
un coup de pied aux parties génitales, vous ne feriez que déclencher
la colère de l'adversaire. Au contraire profiter de ce "timing"
pour effectuer votre riposte.
N'ayez pas d'attitude ni de garde provocatrice, restez calme et normal, surprenez
votre adversaire par votre réaction, soyez rapide, discret et efficace
; s'il y a des témoins, ils doivent être de votre côté.
Vos mouvements doivent être courts et rapides , restez fermé
et gagnez de la rapidité et de la puissance dans la rotation. Soyez
fluide.
N'oubliez jamais que les techniques les plus simples sont toujours les plus
efficaces.
D.
La soumission
Elle est acceptable dans la mesure où l'agression porte sur un vol
d'objet matériel sans grande valeur. Mais peut toute fois, être
employée comme un moyen de diversion dans certain cas pour permettre
de se tirer d'une mauvaise situation. En effet, se soumettre à quelqu'un,
instaure une situation de supériorité pour votre agresseur,
mais vous gardez toute votre réactivité et votre énergie
pour réagir au moment opportun
(dans le cas d'un viol, la soumission
peut être votre seul issu de secours si l'on sait bien gérer
la situation tout en faisant croire à une simulation d'infériorité
)
Ainsi, les techniques et frappes pourront être appliquées de
façon imprévisibles et efficaces. Attention, ce type de stratégie
est à double tranchant car elle met votre agresseur dans une position
de supériorité qui augmente sa confiance et ne doutera pas de
ses actes votre égard. Il faut donc bien évaluer le contexte
dans lequel vous êtes
LA PERTE D'UN OBJET N'EXIGE PAS DE METTRE SA VIE EN DANGER !!!
IV.
CONCLUSION
Etant donné la grande diversité
des situations que nous pouvons rencontrer sur notre
chemin, l'appréciation de chacune d'elles en un laps de temps très
court est vitale. Réagir face à un agresseur en mettant en uvre
la réponse que l'on a choisie n'est pas chose facile. C'est donc une
question d'entraînement et de réflexes. Ces derniers seront d'autant
plus vifs et efficaces qu'ils auront été acquis grâce
à des entraînements réguliers. Il n'existe pas d'improvisation
pure. N'oubliez pas lors d'une agression que le côté technique
et physique est une chose mais une préparation psychologique est aussi
indispensable.
En effet, ce qui peut bloquer une personne lors d'une agression, ce sont d'abord
le manque de préparation physique et technique, mais ensuite c'est
l'absence de préparation psychologique qui laisse ainsi monter du stress,
de l'angoisse, de la peur dans une situation oppressante et inhabituelle.
La peur est un sentiment humain qu'il ne faut pas craindre mais au contraire
à apprendre à la contrôler. Un stress bien géré
produit des effets positifs sur l'attitude en combat : un temps de réactions
très court, une plus grande puissance de frappe.
La connaissance de méthodes de self-défense vous fera gagner
progressivement confiance en vous. Elle enlèvera tout blocage psychologique
vous empêchant de réagir rapidement au moment opportun.
Il vous faudra donc faire preuve de discernement, de maîtrise de soi,
en totale responsabilité, afin que l'efficacité que vous aurez
mise en droit d'avoir et dont vous pourrez avoir fait preuve ne finisse pas
par se retourner contre vous
Nul n'est au-dessus des lois
V.
NOTION LEGALE ET CODE PENAL
Nombreux sont les cas jugés en justice,
où des verdicts sévères prononcés à l'encontre
des personnes censées avoir fait le bien, se retrouvent face aux lois
et par la même occasion se voient finir leurs jours " loin de chez
eux "
Cela prouve bien que la " légitime défense " reste
une notion complexe et confuse dans l'esprit de tous. Voici ce que dit le
Code Pénal français en cette matière :
Article 122-5 : légitime
défense
" [
] N'est pas pénalement responsable la personne qui,
devant une atteinte injustifiée devant elle-même ou envers autrui,
accomplit dans le même temps un acte commandé par la nécessité
de légitime défense d'elle-même ou d'autrui, sauf s'il
y a disproportion entre les moyens de défense employés et la
gravité de l'atteinte.
[
] N'est pas pénalement responsable la personne qui, pour
interrompre l'exécution d'un crime ou d'un délit contre un bien,
accomplit un acte de défense autre qu'un homicide volontaire, lorsque
cet acte est strictement nécessaire au but poursuivi dés lors
que les moyens employés sont proportionnels à la gravité
de l'infraction."
Article 122-6 : légitime
défense
" [
] Est présumé avoir agi en état de
légitime défense celui qui accomplit l'acte :
1º Pour repousser, de nuit, l'entrée par effraction, violence
ou ruse dans un lieu habité ;
2º Pour se défendre contre les auteurs de vols ou de pillages
exécutés avec violence."
Article 122-7 : légitime
défense
" [
] N'est pas pénalement responsable la personne qui,
face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui
ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de
la personne ou du bien, sauf s'il y a disproportion entre les moyens employés
et la gravité de la menace."
Article 309 : légitime
défense
" Tout individu qui, volontairement, aura fait des blessures ou porté
des coups ou commis toute autre violence ou voie de fait, s'il en résulte
de ces sortes de violences une maladie ou une incapacité totale de
travail personnel pendant plus de huit jours, sera puni d'un emprisonnement
de deux mois à cinq ans et d'une amende."
" quand les violences ci-dessus exprimées auront été
suivies de mutilation, amputation ou de privation de l'usage d'un membre,
cécité, perte d'un il ou autres infirmités permanentes,
le coupable sera puni de réclusion criminelle à temps de cinq
à dix ans. Si les coups portés ou les blessures faites volontairement
mais sans intention de donner la mort, l'ont pourtant occasionnée,
le coupable sera puni de la peine de la réclusion criminelle à
temps de dix à vingt ans."
Article 319 : légitime
défense
" Quiconque, par maladresse, imprudence, inattention, négligence
ou inobservation des règlements aura commis volontairement un homicide,
ou aura été involontairement la cause, sera puni d'un emprisonnement
de trois mois à deux ans, et d'une amende."
Article 320 : légitime
défense
" S'il est résulté du défaut d'adresse ou de
précaution des blessures, coups et maladies entraînant une incapacité
de travail personnel pendant plus trois mois, le coupable sera puni d'un emprisonnement
de quinze jours à un an, et d'une amende."
Article 327 : légitime
défense
" Il n'y a ni crime ni délit lorsque l'homicide, les blessures
et les coups étaient ordonnés par la loi et commandés
par l'autorité légitime."
Article 328 : légitime
défense
" Il n'y a ni crime ni délit lorsque l'homicide, les blessures
et les coups étaient commandés par la nécessité
actuelle de la légitime défense de soi-même ou d'autrui."
Article 329 : légitime
défense
" Sont compris dans les cas de nécessité actuelle de
défense les deux cas suivants :
1- Si l'homicide a été commis,
si les blessures ont été faites ou si les coups ont été
portés en repoussant pendant la nuit l'escalade ou l'effraction des
clôtures, murs ou entrées d'une maison ou d'un appartement habité
ou de leurs dépendances.
2- Si le fait a lieu en se défendant
contre les auteurs de vols ou de pillages exécutés avec violences."
C'est ainsi qu'à la simple lecture de ces textes, ils mettent en garde d'une part sur la difficulté qu'il peut y avoir à faire qualifier une défense de légitime, et encore davantage sur celle de faire accepter à la justice, le degré de gravité que vous aurez employé pour effectuer celle-ci.
Enfin pour essayer d'enlever tout malentendu voici quelques précisions utiles :
- On ne peut qualifier une défense
dite " légitime " que lorsque l'action ne dépasse
pas son but : empêcher l'agresseur de parvenir à ses fins, pas
moins, mais surtout pas plus
- Les Pouvoirs Publics se réservent le droit d'exercer les mesures
de contraintes nécessaires et d'interdire aux particuliers, a priori,
tout emploi de la force. Pas de règlements de compte personnels. L'ordre
public doit être respecté, sinon c'est l'anarchie.
Cela reste tout de même la théorie. En pratique, la loi reconnaît quelques exceptions ; ce sont celles qui délimitent votre droit à la légitime défense :
- Vous êtes en droit de résister
à une agression que si les circonstances ne vous permettent pas de
faire appel aux forces de l'ordre.
- Pour justifier votre défense, il faut que la menace soit grave et
immédiate, et qu'elle vise votre intégrité corporelle.
Cette autorisation légale est valable aussi bien pour soi-même
que pour défendre autrui (aux termes de l'article 68 du Code Pénal
la non-assistance à personne en danger est un délit. C'est donc
un devoir que de se porter au secours d'un tiers menacé).
- Votre défense doit être simultanée à l'attaque.
Vous n'avez plus le droit de faire, après coup, justice vous-même,
par une riposte différée : vous devez alors faire recours aux
forces de l'ordre.
- Il faut que la riposte soit dosée, proportionnée à
l'attaque. Il faut pouvoir maîtriser sa violence. L'idéal est
d'arriver à maîtriser l'agresseur sans le blesser et de le remettre
aux autorités. Ce principe explique, mais ne justifie pas toujours,
la sévérité des tribunaux à l'égard d'un
pratiquant d'arts martiaux devant répondre d'un acte d'auto-défense,
plutôt que pour "un profane" ( on lui suppose, par définition,
une maîtrise de soi lui permettant de contrôler son action dans
sa riposte )
- Cependant, la justice reconnaît que l'agresseur n'est pas forcément
celui qui porte le premier coup. Une défense peut-être préventive
si l'attitude de l'autre ne laisse aucun doute sur ses intentions. On est
alors en droit de le frapper tant que l'on est encore en position de force.
Dans ce cas précis, vis-à-vis de la loi, la meilleure défense
peut être l'attaque : vous pouvez frapper dès que l'agresseur
fait mine de lever son couteau sur vous. Dans une situation aussi critique,
il faut d'abord sauver sa vie, avec ce que vous pouvez, et remettre à
plus tard la discussion avec la justice
- La Justice est plus sévère lorsqu'il ne s'agit que d'une violence
s'exerçant contre vos biens, et non vous-même. Il existe deux
cas précis où vous pouvez vous trouver en position légitime
:
s Vous pouvez
vous défendre contre l'escalade ou l'effraction pendant la nuit d'une
maison habitée (pas seulement habitable). La conjonction de ces deux
éléments apparaît au législateur comme une menace
suffisamment grave pour justifier que l'on fasse échec à cette
tentative même avec violence.
s Vous pouvez vous défendre
avec violence contre les auteurs de vols ou de pillages eux-mêmes exécutés
avec violence.
Enfin, il est donc important de savoir
que l'acte défensif doit garder un caractère de nécessité
absolue, immédiate et de mesure. Vous n'êtes pas obligé
de tout subir. La loi vous autorise à réagir, mais ne vous reconnaîtra
aucune circonstance atténuante s'il est prouvé qu'il n'y avait
aucune raison à avoir été aussi excessif dans votre défense.
On attend de vous une certaine maîtrise et modération vis-à-vis
de votre agresseur